A quoi peut bien servir ce monticule de terre que l'on voit au sommet de la rue du Clos. Couvert d'arbres il est
surtout fréquenté par les enfants qui s'y amusent en glissant sur ces pentes.
Pourtant on trouvait, dès le XVIs., beaucoup de ces édifices construits essentiellement dans les parcs de châteaux. Constitués d'un puit de dimensions variables, on y accédait par un sas fermé
par deux portes.
Durant l'hiver on prélevait sur les bassins des parc ou même sur la Seine, des blocs de glace dont on remplissait le puit en alternant une couche de glace, une couche de paille, une couche
de glace ... et ainsi jusqu'à la porte d'accès.
Les portes refermées cette glace restait ainsi jusqu'à l'été. les arbres plantés sur la butte permettaient de conserver la fraîcheur le plus longtemps possible.
Il était, sous l'ancien régime, du plus grand chic d'offrir à ces invités, des sorbets. La glace alors extirpée du puits, était concassée et servait à rafraîchir des fruits écrasés placés dans un
récipent.
Cette glace n'était pas consommable en raison même des endroits où elle avait été prélevée; de la terre, des feuilles et autres éléments pouvaient avoir été conservés et la rendaient impropre à
la l'alimentation. De même, il n'était pas possible de conserver des aliments dans cet immense réservoir. La température était trop basse pour une simple conservation mais pas assez pour une
éventuelle congélation.
En fait ces magnifiques édifices, forts coûteux à réaliser, ne servaient à rien d'autre qu'à assurer le plaisir des convives du château.
A Ris-Orangis, nous avons recensé trois glacières bien qu'il soit probable qu'il y en ait existé sept.
Celle située dans la rue du Clos, dont on aperçoit l'entrée du sas sur la 2ème photo, fait six mètres de diamètre et autant de profondeur. Elle est surmontée d'une magnifique voute parfaitement
conservée.
Les deux autres se trouvent dans des propriétés privées non accessibles. L'une d'entre elle aussi bien conservée que la précédente, mesure 4 mètres de diamètres et 4 mètres de profondeur.
Les autres ont probablement été détruites par l'urbanisation de la ville dans les années 60.
Toutefois il est toujours possible de faire d'autres découvertes.
Les souterrains et acqueducs ont été nombreux dans notre ville en raison du passé historique (Templiers) et de l'abondance des châteaux
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